Articles taggés avec ‘santé’

Nutrition : les industriels ont leur rôle à jouer

Par Stephane Dalyac , le Lundi 17 novembre 2008

 

Beaucoup (trop ?) d’informations souvent peu contrôlées, un grand nombre de « on-dit », un questionnement tous azimuts sur le problème grimpant du surpoids… difficile de s’y retrouver et de ne pas angoisser à la moindre bouchée dans la société d’hyperconsommation de l’information dans laquelle nous vivons. 

Afin de répondre au consommateur qui s’interroge sur ses pratiques alimentaires, des centres d’appels, publics et privés, ont vu le jour ces dernières années, qui proposent des conseils et des informations sérieuses, données par des professionnels de la santé. Le plus connu et le moins sujet à caution est sans doute « fil info santé » mis en place par le ministère de la santé. Les plus nombreux sont cependant des numéros mis en place par les industriels de l’agro-alimentaire, que leurs clients consultent essentiellement sur les familles de produits qu’ils commercialisent. Une démarche qui semble censée, à partir du moment où les marques obéissent à une déontologie sans faille. 

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Pour une meilleure prévention des caries

Par Stephane Dalyac , le Lundi 13 octobre 2008

 

En matière d’hygiène dentaire, notre pays a une longueur de retard sur certains de nos voisins européens. Non point que la formation des chirurgiens dentistes soit déficiente, loin de là : le diplôme de chirurgien –dentiste est l’un des plus difficile à obtenir, la formation est longue et pointue, et les techniques pratiquées dans les milliers de cabinets témoignent d’une évolution technologique et scientifique remarquable, tant en matière d’implantologie que d’orthodontie.

Mais voilà, en France, on préfère prodiguer une médecine palliative à des soins préventifs. Or en matière de santé dentaire, de nombreux pays ont fait un choix radicalement opposé, en privilégiant la prévention des caries, en amont, afin de réduire la facture occasionnée par les soins dentaires que celles-ci nécessitent plus tard à l’âge adulte : plombages, dévitalisations, couronnes et implants non seulement peuvent être des moments désagréables à passer, mais coutent aussi bien plus cher à la société française et à l’assurance maladie qu’on pourrait le croire.

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Cholestérol : et si l’on remettait le facteur lait à sa juste place ?

Par Stephane Dalyac , le Jeudi 21 août 2008

Le lait, dit-on dans les lobbies anti-lait, est à proscrire car il provoque de forts taux de cholestérol sanguin. Passez votre chemin, si vous n’êtes un veau…

C’est oublier un peu vite que les teneurs en cholestérol du lait sont relativement faibles par rapport aux autres aliments d’origine animale, puisqu’elles vont de 0mg pour 100g de lait écrémé à 12 mg pour la même quantité de lait entier. A titre de comparaison, pour 100g : le jaune d’œuf contient 1100 mg de cholestérol, le beurre 250, le jambon cuit 50, le poulet 90, le foie 300 … ces chiffres étant donnés à titre indicatif, sujets à variation selon l’origine des produits, le mode de fabrication, la saison, etc. Sachant qu’une alimentation moyenne en apporte 500 mg par jour, il est peu sérieux d’incriminer un petit verre de lait ou un yaourt !

C’est ignorer aussi que le taux de cholestérol n’est pas principalement lié à l’alimentation. Le cholestérol sanguin est en effet généré à 70% par l’organisme (le foie) et ne provient qu’à hauteur de 30% de ce que l’on peut manger. Par ailleurs, moins on « mange de cholestérol», plus le foie a tendance à en synthétiser. Autant dire que s’il convient de faire attention à ce que l’on met dans son assiette, tout ne se joue pas là, loin de là.

C’est enfin fermer les yeux sur le rôle de l’hérédité, de l’âge, du manque d’exercice, du tabagisme, du stress.

Alors ? Il est bien sûr recommandé aux sujets à risque cardio-vasculaire de choisir des produits laitiers allégés en matière grasse. Mais cette précaution n’est qu’un élément parmi tant d’autres, et sûrement pas le plus important dans une bonne politique de prévention. Enfin, attention à ne pas provoquer de carence en calcium a force de se focaliser sur le très médiatique taux de cholestérol. C’est en tout cas le message du Programme National Nutrition Santé qui met en garde contre les pratiques alimentaires sans produits laitiers favorisant l’ostéoporose.

Ostéoporose et produits laitiers

Par Stephane Dalyac , le Jeudi 31 juillet 2008

Parmi les arguments avancés par les tenants du courant anti-lait, l’un des plus pernicieux concerne l’ostéoporose, cette fragilité excessive des os qui apparaît avec l’âge, particulièrement chez les femmes après la ménopause et les personnes âgées présentant un faible indice de masse corporelle, et de facteurs héréditaires prédisposant à l’ostéoporose.

L’ostéoporose est en partie due à un certain nombre de facteurs externes tels que le tabagisme, certains traitements médicamenteux, des carences alimentaires, une faible exposition au soleil, l’hérédité ayant également sa part dans son développement.  Les anti-laits incriminent, notamment, une alimentation riche en calcium et protéines, et faible en vitamine D. Selon les anti-laits les plus tenaces, le fait que l’ostéoporose soit particulièrement répandue dans les pays où la consommation de lait et de produits laitiers est la plus élevée (Etats-Unis, Finlande, Royaume-Uni) serait la preuve la plus évidente d’un lien entre consommation de produits laitiers et cette maladie. A l’inverse, le faible nombre de cas de malades dans les populations asiatiques, réputées consommer moins de produits laitiers, constituerait une sorte de double caution à leur thèse.

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Personne n’a jamais prouvé que le lait favorise le diabète

Par Stephane Dalyac , le Lundi 28 juillet 2008

Dans les années quatre-vingt, l’hypothèse d’une relation entre consommation de lait et diabète insulinodépendant a été avancée.  Depuis, elle a fait boule de neige, alimenté la rumeur anti-lait. Le problème est qu’elle n’a jamais été démontrée scientifiquement. Or, si lait et yaourt étaient un danger en la matière, comment  expliquer que les diététiciens spécialisés en diabète infantiles, comme Marie-Hélène Bourdages conseillent  aux enfants souffrant de diabète insulinodépendants de boire deux verres de lait par jour et un yaourt ? Yaourt nature ou édulcoré, cela va de soi.

Quid du diabète de type 2, dit « diabète sucré » ? Une étude du Massachusetts General Hospital de Boston de 2005, qui fait référence, a montré qu’une consommation régulière et importante de lait et de ses produits dérivés joue probablement un rôle protecteur à l’égard de ce diabète, le plus fréquent dans la population, et qui inquiète de plus en plus les professionnels de la santé puisqu’il est associé statistiquement à l’augmentation de l’obésité. Cette étude menée auprès de plus de 40 000 médecins masculins pendant 12 ans indique que, à activité/poids/mode de vie comparables, les hommes qui consomment le plus de produits laitiers ont 23% de risque en moins de développer un diabète de type 2. Le phénomène est encore plus marqué dans le cas de consommation de produits laitiers à faible teneur en matières grasses.