On reconnaît tout le talent d’un humoriste dans sa capacité à formuler, en quelques phrases simples ou en quelques tirades, les tendances et les excès de son époque, de ses contemporains. A cette aune là, Anne Roumanoff est dotée d’un talent incontestable.
Prenez, par exemple, ce fameux sketch où elle interprète une caissière de supermarché. « Le rayon yaourt il fait plusieurs dizaines de milliers de kilomètres », nous dit-elle. C’est vrai que le consommateur peut parfois rester perplexe face à la multiplication des marques, des gammes des différentes formes de ce produit dont son inventeur, Isaac Carasso, ne pensait peut-être pas qu’il connaîtrait une aussi grande variété. C’est sans doute grâce à notre sacré goût pour l’innovation !
Nous vous avons récemment annoncé le partenariat de Yoplait avec le numéro un des ultra-frais japonais, Meiji. L’aventure est tout aussi fascinante au plan culturel qu’économique. Etant personnellement attaché au Japon, où j’ai eu l’occasion de vivre quelques années, je ne résisterai sûrement pas à utiliser ce blog pour vous faire part de temps à autre de réflexions sur notre métier au pays du soleil levant.
Que fait Yoplait au Japon ? Il s’amuse. Ou, pour être plus exact, il cherche à introduire le concept de divertissement et de plaisir au rayon plutôt austère des produits frais.
En effet, et c’est là un phénomène aussi ancien que frappant, au Japon la nourriture est perçue comme le premier des médicaments. Loin d’une approche gastronomique de la table, l’aliment se fait ici alicament et se définit par sa fonction : l’un fait grandir, l’autre donne de l’énergie, celui-ci aide à protéger les artères, celui-là à prévenir les maladies, etc.. Dans un pays extrêmement peuplé, dont la surface agricole est fort réduite, nous sommes ici assez logiquement en ce qui concerne les produits agricoles dans une économie de la rareté et de la fonctionnalité.
Après vous avoir parlé du modèle de l’Internet, je voudrais poursuivre cette série par un article sur une particularité de Yoplait dont je suis relativement fier : notre capacité à agir et à communiquer de manière internationale.
Sans doute allez-vous me traiter de présomptueux. Il existe déjà de nombreuses entreprises françaises, de tailles variées, dont la réussite internationale n’est plus à prouver, elles ont toutes réussi de spectaculaires ouvertures au-delà de nos frontières. Certes. Mais souvent, cela se traduit par une certaine centralisation hexagonale pour ne pas dire franco-française, dans laquelle la norme, le modèle de référence, reste la maison mère, le siège. Il faut souvent parler français, dans ces entreprises-là, pour tenir les rênes d’une filiale. Lire le reste de cet article »
Depuis le lancement de ce blog en mai 2008, j’ai abordé librement avec vous de nombreux thèmes. Mais je ne vous ai que rarement parlé de l’entreprise Yoplait, de son fonctionnement, de son organisation, de ses valeurs et de ses réussites. Certains lecteurs m’ont demandé d’aborder ce sujet, aussi ai-je décidé de démarrer une série d’articles sur ce qui, pour moi, constitue la fierté de tous les salariés de Yoplait : comment une entreprise comme la nôtre, une PME provinciale attachée aux valeurs du terroir, est parvenue au 2e rang mondial des fabricants de produits laitiers frais grâce à une marque dont le nom est prononcé tous les jours dans plus de 70 marchés dans le monde.
Si je vous parle parfois un peu de Yoplait dans ces pages, j’aimerais aussi saisir l’opportunité de ce blog pour vous faire partager mes coups de cœur pour d’autres marques, que je trouve particulièrement inspirantes.
Vous connaissez sans doute les Smoothy, ces mélanges de fruits mixés et fruits frais (2 millions vendus par semaine) mais connaissez vous Innocent, la société qui les a inventé et les produits ?