Articles taggés avec ‘obésité’

Le lait n’est pas si vache : bien dit Libération !

Par Stephane Dalyac , le Mercredi 1 avril 2009

Il nous arrive régulièrement dans ce blog de nous opposer aux articles de presse faisant l’apologie de la vague anti-lait primaire. Nous saluons l’article du 16 février intitulé « le lait n’est pas si vache » du quotidien Libération, qui remet les pendules à l’heure.

L’article souligne que les campagnes anti-lait qui se sont développées et intensifiées depuis 5 ou 6 ans ont un effet sur la consommation de lait qui devient préoccupant. Là où un français achetait 80,5 litres de lait par an en 1984, il n’en achète en effet plus que 67 litres. Et idem pour les fromages ; seuls les yaourts et desserts lactés enregistrant une faible hausse de la consommation dans l’hexagone. Le problème, c’est le calcium. Les médecins tirent le signal d’alarme au vu d’une étude du Credoc qui montre que 28% de enfants, 61% des adolescentes, 50% des adolescents et 50% des femmes de plus 66 ans consomment moins de deux-tiers des apports recommandés en calcium.
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Les acides gras sont nos amis

Par Stephane Dalyac , le Dimanche 8 février 2009

 

La qualité des acides gras a été l’objet d’un intéressant débat médiatique à la fin de l’année dernière, notamment lors des 7emes journées francophones de la nutrition. Les acides gras étaient jusqu’à récemment considérés comme les fléaux modernes de l’alimentation, des éléments à bannir, ou tout du moins dont la consommation devait être contrôlée avec un soin particulier. 

C’était aller un peu vite. Mettre tous les acides gras dans le même panier relevait d’une approche un rien manichéenne: les bons aliments d’un côté, les mauvais de l’autre. Or les acides gras, et notamment les acides gras saturés, ne doivent pas être considérés en bloc. 

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Non, le yaourt ne rend pas obèse

Par Lucien Fa , le Mercredi 10 décembre 2008

 

Il y a quelques mois, dans un dossier consacré à l’obésité, le magazine Marianne avait fait sensation et n’hésitait pas à déclarer: «  le yaourt fait grossir ». Suivait une diatribe violente contre l’un de nos concurrents, sous le prétexte qu’une équipe de chercheurs français, dirigée par le Pr Didier Raoult, avait fait une observation scientifique intéressante, publiée dans la revue anglaise British Poultry Science: des poulets, auxquels on avait administré du lactobacillus fermentum, s’étaient « …  transformés en coqs démesurés d’une taille supérieure de 30% à celle d’un coq ordinaire, avec un poids en conséquence … ».  Estimant que les probiotiques transformaient les gentils petits poussins en coqs géants, le magazine en conclut que l’effet sur l’organisme de l’être humain devait être similaire. Et que le yaourt sous toutes ses formes serait une des causes de l’obésité sur la planète.

Il y a de quoi rester perplexe face à ce type de désinformation. On ne sait par quoi commencer.  Par le sensationnel ? Par les conclusions à l’emporte pièce ? Par le passage, un peu rapide, du coq à l’homme ? Le lactobacillus fermentum n’est pas la bactérie lactique utilisée pour fermenter le yaourt (cf. le billet publié précédemment sur ce sujet).

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Cholestérol : et si l’on remettait le facteur lait à sa juste place ?

Par Stephane Dalyac , le Jeudi 21 août 2008

Le lait, dit-on dans les lobbies anti-lait, est à proscrire car il provoque de forts taux de cholestérol sanguin. Passez votre chemin, si vous n’êtes un veau…

C’est oublier un peu vite que les teneurs en cholestérol du lait sont relativement faibles par rapport aux autres aliments d’origine animale, puisqu’elles vont de 0mg pour 100g de lait écrémé à 12 mg pour la même quantité de lait entier. A titre de comparaison, pour 100g : le jaune d’œuf contient 1100 mg de cholestérol, le beurre 250, le jambon cuit 50, le poulet 90, le foie 300 … ces chiffres étant donnés à titre indicatif, sujets à variation selon l’origine des produits, le mode de fabrication, la saison, etc. Sachant qu’une alimentation moyenne en apporte 500 mg par jour, il est peu sérieux d’incriminer un petit verre de lait ou un yaourt !

C’est ignorer aussi que le taux de cholestérol n’est pas principalement lié à l’alimentation. Le cholestérol sanguin est en effet généré à 70% par l’organisme (le foie) et ne provient qu’à hauteur de 30% de ce que l’on peut manger. Par ailleurs, moins on « mange de cholestérol», plus le foie a tendance à en synthétiser. Autant dire que s’il convient de faire attention à ce que l’on met dans son assiette, tout ne se joue pas là, loin de là.

C’est enfin fermer les yeux sur le rôle de l’hérédité, de l’âge, du manque d’exercice, du tabagisme, du stress.

Alors ? Il est bien sûr recommandé aux sujets à risque cardio-vasculaire de choisir des produits laitiers allégés en matière grasse. Mais cette précaution n’est qu’un élément parmi tant d’autres, et sûrement pas le plus important dans une bonne politique de prévention. Enfin, attention à ne pas provoquer de carence en calcium a force de se focaliser sur le très médiatique taux de cholestérol. C’est en tout cas le message du Programme National Nutrition Santé qui met en garde contre les pratiques alimentaires sans produits laitiers favorisant l’ostéoporose.

Personne n’a jamais prouvé que le lait favorise le diabète

Par Stephane Dalyac , le Lundi 28 juillet 2008

Dans les années quatre-vingt, l’hypothèse d’une relation entre consommation de lait et diabète insulinodépendant a été avancée.  Depuis, elle a fait boule de neige, alimenté la rumeur anti-lait. Le problème est qu’elle n’a jamais été démontrée scientifiquement. Or, si lait et yaourt étaient un danger en la matière, comment  expliquer que les diététiciens spécialisés en diabète infantiles, comme Marie-Hélène Bourdages conseillent  aux enfants souffrant de diabète insulinodépendants de boire deux verres de lait par jour et un yaourt ? Yaourt nature ou édulcoré, cela va de soi.

Quid du diabète de type 2, dit « diabète sucré » ? Une étude du Massachusetts General Hospital de Boston de 2005, qui fait référence, a montré qu’une consommation régulière et importante de lait et de ses produits dérivés joue probablement un rôle protecteur à l’égard de ce diabète, le plus fréquent dans la population, et qui inquiète de plus en plus les professionnels de la santé puisqu’il est associé statistiquement à l’augmentation de l’obésité. Cette étude menée auprès de plus de 40 000 médecins masculins pendant 12 ans indique que, à activité/poids/mode de vie comparables, les hommes qui consomment le plus de produits laitiers ont 23% de risque en moins de développer un diabète de type 2. Le phénomène est encore plus marqué dans le cas de consommation de produits laitiers à faible teneur en matières grasses.