Articles taggés avec ‘économie’

Carburer au lait ? Pourquoi pas !

Par Stephane Dalyac , le Lundi 5 janvier 2009

 

Hausse du prix du pétrole oblige durant l’été 2008, de l’Alsace à la Pennsylvanie, des gisements de pétrole jusque là jugés non rentables font l’objet de nouvelle exploitation. C’est une solution à la crise de l’énergie qui ressurgit de façon régulière. Une autre solution serait de confier aux vaches le soin d’alimenter nos automobiles. Des voitures carburant au petit lait ? Pourquoi pas. En mars 2007, le groupe laitier allemand Theo Muller a investi 20 millions d’euros afin de mettre au point un procédé permettant la production d’éthanol à partir du petit-lait issu de la fabrication du fromage, destiné à être la base d’une nouvelle forme de bio-carburant. Même annonce, à peu près au même moment de la part de l’entreprise californienne Earthanol, qui levait des fonds pour développer des projets de fabrication d’éthanol à base des rejets de l’industrie laitière et de matières ligno-cellulosiques (fibres). Une façon à  priori fort intelligente de valoriser ce « déchet » de l’industrie fromagère.

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Graines de boss

Par Lucien Fa , le Vendredi 5 décembre 2008

 

En période de crise, nombreux sont ceux et celles qui se retournent vers l’Etat en attendant que celui-ci intervienne de manière providentielle pour redresser une situation économique qui se détériore. 

En tant que chef d’entreprise, dirigeant une société  leader de son secteur, je ne suis pas tout à fait de cet avis. On ne peut pas tout attendre de la part de l’Etat. S’il est vrai que nous sommes tous dépendants de facteurs économiques qui nous dépassent, et sur lesquels l’Etat peut influer, pour sortir d’une situation de crise, l’entreprenariat et l’innovation, principaux moteurs de la croissance ont aussi leur rôle à jouer. 

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Banques alimentaires : donner est un art partagé

Par Lucien Fa , le Jeudi 16 octobre 2008

 

Les uns sont plus que jamais dans le besoin, hausse des prix oblige. Les autres sont de plus en plus mobilisés pour les aider, en réponse notamment à la demande de Madame la ministre de la ville et du logement. Et pourtant, pas si simple de faire coïncider dans le domaine du caritatif, l’offre et la demande. 

En réponse à l’appel à partenariat de Madame Christine Boutin, Yoplait, qui fait depuis des années don de plus de 1000 tonnes de produits laitiers fabriqués dans ses usines à différents organismes caritatifs, a décidé d’aller encore plus loin.  

Nous cherchons donc à donner désormais au maximum et en priorité nos produits à des organismes caritatifs. Encore faut-il que nous trouvions preneurs sur le terrain ! Les volontés sont là. Reste la logistique. Au quotidien, donner n’est pas si simple. Sur chaque plateforme, une personne de nos équipes passe le plus clair de son temps à anticiper les surplus et contacter des associations locales adhérentes à la Banque alimentaire, aux resto du cœurs ou à la Croix rouge pour leur proposer les produits disponibles. Aussi étrange que cela puisse paraître, les sollicitations des associations, lorsqu’elles existent, ne sont en effet jamais à la hauteur des dons que nous pourrions faire. Les réponses à nos propositions ne sont pas non plus toujours positives. 

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Yoplait n’est pas Danone

Par Lucien Fa , le Dimanche 31 août 2008

Un de mes collaborateurs m’a rapporté récemment cette description d’un ouvrage de Muhammad Yunus, trouvé sur le site de la Grameen Foundation, un organisme qui lutte contre la faim dans le monde via le micro-crédit. Yunus, Prix Nobel de la Paix en 2006 pour avoir justement fondé la Grameen Foundation, y explique comment celle-ci a collaboré avec la société Danone, fabricant du yaourt… Yoplait ! (Danone, the makers of Yoplait yogurt). Oui, vous avez bien lu.

La Grameen Foundation n’est hélas pas la seule à confondre ces deux sociétés. Nombre de consommateurs de produits laitiers frais pensent que c’est notre concurrent qui fabrique des produits comme « Perle de lait » ou « Petits filous », comme l’indique d’ailleurs l’un des commentaires sur ce blog. Or il n’en est rien.

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Des négociations de tarifs sans contrepartie ? Oui, mais des deux côtés

Par Stephane Dalyac , le Dimanche 15 juin 2008

On ne négocierait pas assez en France ? J’ai tendance à penser qu’on ne négocie surtout pas dans un cadre législatif assez équilibré. Libérer la négociation pour faire baisser les prix est l’un des objectifs du projet de loi de modernisation de l’économie, qui voit dans de la réforme des règles encadrant les rapports fournisseurs/distributeurs le meilleur moyen de défendre le pouvoir d’achat sans mettre d’argent publique dans l’économie (comme cela aurait été le cas dans l’hypothèse évoquée de la baisse de la TVA sur les produits alimentaires).

Chez Yoplait, nous sommes en phase sur le principe avec cette approche. Mais nous trouvons que la proposition actuelle n’est pas équilibrée.  La fameuse « négociation sans contrepartie » qui a fait couler beaucoup d’encre prétend favoriser la libre négociation des tarifs entre fournisseurs et distributeurs. En fait, elle accentue l’inégalité du rapport de forces existante entre les partenaires commerciaux, et se traduira par une domination encore accrue des grands distributeurs sur les fournisseurs.

Ce que nous demandons, en tant que fournisseur, c’est de négocier à armes un peu moins inégales. D’abord en ayant un droit élargi en terme de refus de vente, le droit en somme de choisir avec quelles enseignes nous souhaitons commercer. Après tout, les distributeurs, eux, ne s’en privent pas !

Enfin, il me semblerait vraiment efficace de supprimer le seuil de revente à perte, tout en maintenant bien sûr en place les mécanismes légaux empêchant les pratiques de prédation, d’ailleurs pratiquement inexistantes sur notre marché.  Faire sauter ce verrou permettra que les distributeurs cessent de se cacher derrière nos tarifs supposément trop élevés. Finalement, ce que nous souhaitons, c’est plus de liberté afin que chacun puisse trouver des clés de croissance qui permettront de diminuer les prix de vente.