Depuis le Guinnes des records, né en 1951 d’un débat animé entre un Lord anglais et ses amis sur la question existentielle suivante – qui du pluvier doré ou du tétras est le gibier le plus rapide d’Europe – on pensait avoir tout vu en matière de record.
Détrompez-vous! Quatorze yaourts en une minute, qui dit mieux? Un jeune homme dénommé Cantal (ça ne s’invente pas) clame avoir battu le record du monde de manger de yaourt. L’histoire ne dit pas s’il s’agit de produits Yoplait mais belle performance en vérité! Sera-t-il dans l’édition 2011 du mythique livre vert?
Nous vous avons récemment annoncé le partenariat de Yoplait avec le numéro un des ultra-frais japonais, Meiji. L’aventure est tout aussi fascinante au plan culturel qu’économique. Etant personnellement attaché au Japon, où j’ai eu l’occasion de vivre quelques années, je ne résisterai sûrement pas à utiliser ce blog pour vous faire part de temps à autre de réflexions sur notre métier au pays du soleil levant.
Que fait Yoplait au Japon ? Il s’amuse. Ou, pour être plus exact, il cherche à introduire le concept de divertissement et de plaisir au rayon plutôt austère des produits frais.
En effet, et c’est là un phénomène aussi ancien que frappant, au Japon la nourriture est perçue comme le premier des médicaments. Loin d’une approche gastronomique de la table, l’aliment se fait ici alicament et se définit par sa fonction : l’un fait grandir, l’autre donne de l’énergie, celui-ci aide à protéger les artères, celui-là à prévenir les maladies, etc.. Dans un pays extrêmement peuplé, dont la surface agricole est fort réduite, nous sommes ici assez logiquement en ce qui concerne les produits agricoles dans une économie de la rareté et de la fonctionnalité.