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Partenariat YOPLAIT- MEIJI Dairies Corporation au Japon

Par Lucien Fa , le Mercredi 18 novembre 2009

J’ai le plaisir de vous annoncer que Meiji Dairies Corporation, le plus grand groupe de produits laitiers au Japon, a signé aujourd’hui avec le Groupe Yoplait un contrat de licence qui lui concède l’usage exclusif de la marque Yoplait et des marques commerciales appartenant au Groupe Yoplait au Japon, l’usage exclusif des savoir-faire technologiques qui appartiennent au Groupe Yoplait ainsi que la distribution exclusive des produits utilisant ces savoir-faire au
Japon.

Ce contrat permettra la fabrication de nouveaux produits qui seront vendus sous la marque commune “meiji Yoplait”. Les premières gammes de nouveaux produits qui seront commercialisées en mars 2010 résulteront de la mise en commun des savoir-faire de Meiji Dairies Corporation et du Groupe Yoplait. Il s’agira de yaourts aux fruits conditionnés en tubes pour une consommation nomade (3 références au total, 2 parfums en packs de 6 et un en packs de 2) et de yaourts onctueux combinant deux parfums en conditionnement individuel (au total, 3 références).

La marque commune sera dotée du logo suivant:
meiji-yoplait

Perrette et le coût du lait

Par Stephane Dalyac , le Mardi 2 juin 2009

On parle beaucoup du prix du lait ces derniers temps. Et comme souvent lorsqu’un sujet devient brûlant, on peut lire et entendre beaucoup d’informations incomplètes, voire partiales. Nos lecteurs méritent qu’on leur explique un peu plus précisément de quoi on parle.

Il faut savoir qu’un transformateur – un fabricant de fromage, de yaourt ou de beurre - n’utilise pas 100% du lait qu’il achète auprès des producteurs. Un fabricant achète du lait auprès d’un certain nombre de fermes. Il s’engage à acheter leur lait tout au long de l’année, que ce soit lors de la saison de haute ou de basse lactation des vaches. Les consommateurs, eux, ne calent pas leurs achats sur la saisonnalité de production de lait des vaches. Tout le lait ne peut donc pas être transformé pour faire des produits de consommation valorisés comme le yaourt ou le fromage. Une portion non négligeable du lait acheté par les transformateurs doit être ainsi revendue sous la forme de poudre de lait et de beurre. En bref, nous revendons sous forme de « sous-produits » une partie du lait que nous achetons.
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Hausse des prix, les chiffres en question

Par Lucien Fa , le Dimanche 14 septembre 2008

 

Globalement, nous le savons tous pour faire nos courses, les prix de l’alimentation sont à la hausse. Mais qu’est-ce qui a augmenté le plus, le moins, pas du tout ? Les chiffres dont on nous abreuve tout comme la perception de la réalité, bien souvent liée à la lecture de ces chiffres, sont loin d’être objectifs.

Prenons les chiffres. Il suffit d’un simple glissement de paramètre pour leur faire dire tout et leur contraire. En voici quelques illustrations.

L’étude Nielsen, la plus utilisée, affiche entre le premier trimestre 2007 et le premier trimestre 2008 une augmentation de  15% pour le lait et de 7,5% pour le yaourt. Ce sont là les chiffres sur lesquels s’accordent la plupart des spécialistes. Mais au-delà ?

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Des négociations de tarifs sans contrepartie ? Oui, mais des deux côtés

Par Stephane Dalyac , le Dimanche 15 juin 2008

On ne négocierait pas assez en France ? J’ai tendance à penser qu’on ne négocie surtout pas dans un cadre législatif assez équilibré. Libérer la négociation pour faire baisser les prix est l’un des objectifs du projet de loi de modernisation de l’économie, qui voit dans de la réforme des règles encadrant les rapports fournisseurs/distributeurs le meilleur moyen de défendre le pouvoir d’achat sans mettre d’argent publique dans l’économie (comme cela aurait été le cas dans l’hypothèse évoquée de la baisse de la TVA sur les produits alimentaires).

Chez Yoplait, nous sommes en phase sur le principe avec cette approche. Mais nous trouvons que la proposition actuelle n’est pas équilibrée.  La fameuse « négociation sans contrepartie » qui a fait couler beaucoup d’encre prétend favoriser la libre négociation des tarifs entre fournisseurs et distributeurs. En fait, elle accentue l’inégalité du rapport de forces existante entre les partenaires commerciaux, et se traduira par une domination encore accrue des grands distributeurs sur les fournisseurs.

Ce que nous demandons, en tant que fournisseur, c’est de négocier à armes un peu moins inégales. D’abord en ayant un droit élargi en terme de refus de vente, le droit en somme de choisir avec quelles enseignes nous souhaitons commercer. Après tout, les distributeurs, eux, ne s’en privent pas !

Enfin, il me semblerait vraiment efficace de supprimer le seuil de revente à perte, tout en maintenant bien sûr en place les mécanismes légaux empêchant les pratiques de prédation, d’ailleurs pratiquement inexistantes sur notre marché.  Faire sauter ce verrou permettra que les distributeurs cessent de se cacher derrière nos tarifs supposément trop élevés. Finalement, ce que nous souhaitons, c’est plus de liberté afin que chacun puisse trouver des clés de croissance qui permettront de diminuer les prix de vente.

Implantation des grandes surfaces : il faut aller encore plus loin

Par Stephane Dalyac , le Mercredi 11 juin 2008

Le volet le plus important de la Loi de Modernisation de l’Economie, en ce qui concerne la volonté de faire baisser les prix, est le volet urbanisme commercial en ce qu’il touche directement à la question essentielle de la concurrence entre grandes surfaces. Le projet de loi propose d’assouplir la loi Raffarin de 1996 sur l’implantation des grandes et moyennes surfaces, et nous en sommes ravis.

Mais il conviendrait d’aller plus loin et de supprimer purement et simplement  cette loi, comme le préconisait d’ailleurs le rapport Attali de la commission sur la « libération de la croissance »  et soumettre l’urbanisme commercial au régime de droit commun. Le projet actuel  prévoit de ramener à 1000 m2 la surface de vente au-delà de laquelle les commerces sont obligés de demander des autorisations administratives pour s’implanter. Ce seuil n’est  à mon sens pas raisonnable si l’on veut véritablement instaurer une concurrence efficace entre les supermarchés. Le partage des zones de chalandises par les enseignes nationales est en effet le nerf de la guerre.

Or quand on sait que la moyenne des supermarchés est de 6000 m2, tandis que celle des hypermarchés se situe aux alentours de 1600 m2, on ne peut que trouver dérisoire ce seuil de libre implantation de 1000m2. Cette mesure ne changera absolument pas la donne, sauf peut-être en ce qui concerne les superettes dont on sait bien qu’elles ne sont pas l’enjeu.

Ce dont il s’agit ici, c’est de casser les situations de fait de monopoles des super et hyper marchés, qui sont les causes premières de la pratique des sur-marges. Plus d’un tiers des zones de chalandises sont actuellement dans une situation de ce type, où la concurrence est bannie. Or, dans une période où le prix des matières premières ne cesse d’augmenter, ce n’est qu’en instaurant plus de concurrence dans le circuit de distribution que nous verrons les prix baisser. C’est du moins mon point de vue.