Articles taggés avec ‘croissance’

Qui rêve grandit

Par Stephane Dalyac , le Lundi 2 février 2009

Mange ta soupe (et tais toi), ça fait grandir ! Certes on ne grandit pas bien sans une saine alimentation, et en tant que producteur phare de produits laitiers pour les enfants, nous ne vous dirons pas le contraire. Il n’empêche que, justement, en tant que spécialiste de l’alimentation des enfants, nous tenons à aborder la question de leur développement de façon un peu plus globale. 

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Non, le yaourt ne rend pas obèse

Par Lucien Fa , le Mercredi 10 décembre 2008

 

Il y a quelques mois, dans un dossier consacré à l’obésité, le magazine Marianne avait fait sensation et n’hésitait pas à déclarer: «  le yaourt fait grossir ». Suivait une diatribe violente contre l’un de nos concurrents, sous le prétexte qu’une équipe de chercheurs français, dirigée par le Pr Didier Raoult, avait fait une observation scientifique intéressante, publiée dans la revue anglaise British Poultry Science: des poulets, auxquels on avait administré du lactobacillus fermentum, s’étaient « …  transformés en coqs démesurés d’une taille supérieure de 30% à celle d’un coq ordinaire, avec un poids en conséquence … ».  Estimant que les probiotiques transformaient les gentils petits poussins en coqs géants, le magazine en conclut que l’effet sur l’organisme de l’être humain devait être similaire. Et que le yaourt sous toutes ses formes serait une des causes de l’obésité sur la planète.

Il y a de quoi rester perplexe face à ce type de désinformation. On ne sait par quoi commencer.  Par le sensationnel ? Par les conclusions à l’emporte pièce ? Par le passage, un peu rapide, du coq à l’homme ? Le lactobacillus fermentum n’est pas la bactérie lactique utilisée pour fermenter le yaourt (cf. le billet publié précédemment sur ce sujet).

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Des laitages, mais à quel âge ?

Par Stephane Dalyac , le Lundi 24 novembre 2008

 

Petit à petit, devenant moins petit, le jeune enfant découvre de nouvelles saveurs à son menu. Et génération après génération, leurs mères de se demander à quel âge il est avisé de leur proposer quel aliment. 

 

Si elle est un peu moins sensible que la question de la juste durée de l’allaitement maternelle, la problématique de la diversification alimentaire n’est pas aussi anodine qu’il n’y parait puisque les opinions en la matière n’ont cessé d’évoluer au fils du temps et que se côtoient ici et maintenant de nombreuses théories en la matière. Rares sont ceux qui, comme dans la Grèce antique, croient que la personnalité de l’enfant est directement liée à son alimentation durant les premiers mois, et qu’il convient donc d’allaiter son bébé pour lui transmettre les qualités familiales. En revanche, la nutrition étant au cœur de bien des débats, un tour sur les forums témoigne du désarroi des jeunes mamans face à la profusion de messages alarmistes sur les méfaits de tels ou tels aliments pour les nourrissons.

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Belles performances pour les protéines de lait !

Par Stephane Dalyac , le Jeudi 2 octobre 2008

 

On parle assez des  soucis rencontrés par le 1% d’adultes allergiques aux protéines de lait pour avoir envie de saluer aussi les bénéfices de celles-ci pour les 99% d’autres consommateurs de lait, yaourts et fromages. Il y a lait et lait, protéine et protéine. Pour ce qui est des protéines, la grande fracture se dessine selon leur origine, végétale ou animale, le grand atout de ces dernières étant de contenir tous les acides animés essentiels, au nombre de neuf, dont notre corps a besoin et qu’il ne sait produire lui-même. Ce qui n’est pas le cas des protéines végétales. Une fois ce constat fait, on oublie souvent que toutes les protéines d’origine animale ne se valent pas non plus. La bonne nouvelle, notamment pour les végétariens, c’est que les protéines du lait de vache, comme celle des œufs d’ailleurs, présentent une très bonne qualité nutritionnelle. 

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Des négociations de tarifs sans contrepartie ? Oui, mais des deux côtés

Par Stephane Dalyac , le Dimanche 15 juin 2008

On ne négocierait pas assez en France ? J’ai tendance à penser qu’on ne négocie surtout pas dans un cadre législatif assez équilibré. Libérer la négociation pour faire baisser les prix est l’un des objectifs du projet de loi de modernisation de l’économie, qui voit dans de la réforme des règles encadrant les rapports fournisseurs/distributeurs le meilleur moyen de défendre le pouvoir d’achat sans mettre d’argent publique dans l’économie (comme cela aurait été le cas dans l’hypothèse évoquée de la baisse de la TVA sur les produits alimentaires).

Chez Yoplait, nous sommes en phase sur le principe avec cette approche. Mais nous trouvons que la proposition actuelle n’est pas équilibrée.  La fameuse « négociation sans contrepartie » qui a fait couler beaucoup d’encre prétend favoriser la libre négociation des tarifs entre fournisseurs et distributeurs. En fait, elle accentue l’inégalité du rapport de forces existante entre les partenaires commerciaux, et se traduira par une domination encore accrue des grands distributeurs sur les fournisseurs.

Ce que nous demandons, en tant que fournisseur, c’est de négocier à armes un peu moins inégales. D’abord en ayant un droit élargi en terme de refus de vente, le droit en somme de choisir avec quelles enseignes nous souhaitons commercer. Après tout, les distributeurs, eux, ne s’en privent pas !

Enfin, il me semblerait vraiment efficace de supprimer le seuil de revente à perte, tout en maintenant bien sûr en place les mécanismes légaux empêchant les pratiques de prédation, d’ailleurs pratiquement inexistantes sur notre marché.  Faire sauter ce verrou permettra que les distributeurs cessent de se cacher derrière nos tarifs supposément trop élevés. Finalement, ce que nous souhaitons, c’est plus de liberté afin que chacun puisse trouver des clés de croissance qui permettront de diminuer les prix de vente.