Articles taggés avec ‘anti-lait’

Les Suisses, champions du monde des produits laitiers

Par Stephane Dalyac , le Lundi 8 juin 2009

En matière de consommation des produits laitiers, il arrive que l’exemple vienne de nos voisins frontaliers, en l’occurrence de nos voisins Suisses. C’est la Télévision Suisse Romande qui le rapporte, les Suisses sont les champions d’Europe de la consommation de produits laitiers.

Les statistiques de consommation sur 2008 font plaisir à voir : si la consommation de lait est en légère baisse (-2,7%), nos voisins Helvètes adorent les boissons lactées, puisqu’ils en ont consommé 20% en plus par rapport à l’année précédente. La consommation de fromage, de beurre et de yaourt reste stable. Les Suisses consomment un peu moins de 400 kg de lait par habitant.
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Le lait n’est pas si vache : bien dit Libération !

Par Stephane Dalyac , le Mercredi 1 avril 2009

Il nous arrive régulièrement dans ce blog de nous opposer aux articles de presse faisant l’apologie de la vague anti-lait primaire. Nous saluons l’article du 16 février intitulé « le lait n’est pas si vache » du quotidien Libération, qui remet les pendules à l’heure.

L’article souligne que les campagnes anti-lait qui se sont développées et intensifiées depuis 5 ou 6 ans ont un effet sur la consommation de lait qui devient préoccupant. Là où un français achetait 80,5 litres de lait par an en 1984, il n’en achète en effet plus que 67 litres. Et idem pour les fromages ; seuls les yaourts et desserts lactés enregistrant une faible hausse de la consommation dans l’hexagone. Le problème, c’est le calcium. Les médecins tirent le signal d’alarme au vu d’une étude du Credoc qui montre que 28% de enfants, 61% des adolescentes, 50% des adolescents et 50% des femmes de plus 66 ans consomment moins de deux-tiers des apports recommandés en calcium.
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Lait, business et désinformation

Par Lucien Fa , le Lundi 15 décembre 2008

 

Dans un pays libre comme le nôtre, chacun a le droit de se nourrir comme bon lui semble, de s’exprimer comme bon lui semble. A condition de ne pas porter atteinte à autrui, cela va de soi. Ces libertés dont chacun jouit  depuis près de deux siècles, donnent parfois lieu à des excès qui, si l’on n’y prend pas garde, peuvent produire des dégâts irrémédiables sur certaines franges de la population.

C’est le cas du dernier ouvrage écrit par Marc Menant, « La médecine nous tue ». L’ancien journaliste sportif de RTL s’est découvert, sur le tard, une passion pour une certaine sorte de journalisme d’investigation. C’est son droit le plus strict. Mais sous les apparences de la croisade d’un libre-penseur contre le bien-pensant, Marc Menant s’attaque, mine de rien, à ce qui a permis, à nos générations, de sortir de siècles de mortalité infantile élevée. Vouloir dénoncer les excès de la médecine, pourquoi pas, mais il faut avant tout relativiser. Le système de santé dont nous bénéficions est l’un des plus exemplaires qui soit sur la planète. L’auteur devrait s’en souvenir chaque fois qu’il fait appel à lui.

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Des laitages, mais à quel âge ?

Par Stephane Dalyac , le Lundi 24 novembre 2008

 

Petit à petit, devenant moins petit, le jeune enfant découvre de nouvelles saveurs à son menu. Et génération après génération, leurs mères de se demander à quel âge il est avisé de leur proposer quel aliment. 

 

Si elle est un peu moins sensible que la question de la juste durée de l’allaitement maternelle, la problématique de la diversification alimentaire n’est pas aussi anodine qu’il n’y parait puisque les opinions en la matière n’ont cessé d’évoluer au fils du temps et que se côtoient ici et maintenant de nombreuses théories en la matière. Rares sont ceux qui, comme dans la Grèce antique, croient que la personnalité de l’enfant est directement liée à son alimentation durant les premiers mois, et qu’il convient donc d’allaiter son bébé pour lui transmettre les qualités familiales. En revanche, la nutrition étant au cœur de bien des débats, un tour sur les forums témoigne du désarroi des jeunes mamans face à la profusion de messages alarmistes sur les méfaits de tels ou tels aliments pour les nourrissons.

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Cholestérol : et si l’on remettait le facteur lait à sa juste place ?

Par Stephane Dalyac , le Jeudi 21 août 2008

Le lait, dit-on dans les lobbies anti-lait, est à proscrire car il provoque de forts taux de cholestérol sanguin. Passez votre chemin, si vous n’êtes un veau…

C’est oublier un peu vite que les teneurs en cholestérol du lait sont relativement faibles par rapport aux autres aliments d’origine animale, puisqu’elles vont de 0mg pour 100g de lait écrémé à 12 mg pour la même quantité de lait entier. A titre de comparaison, pour 100g : le jaune d’œuf contient 1100 mg de cholestérol, le beurre 250, le jambon cuit 50, le poulet 90, le foie 300 … ces chiffres étant donnés à titre indicatif, sujets à variation selon l’origine des produits, le mode de fabrication, la saison, etc. Sachant qu’une alimentation moyenne en apporte 500 mg par jour, il est peu sérieux d’incriminer un petit verre de lait ou un yaourt !

C’est ignorer aussi que le taux de cholestérol n’est pas principalement lié à l’alimentation. Le cholestérol sanguin est en effet généré à 70% par l’organisme (le foie) et ne provient qu’à hauteur de 30% de ce que l’on peut manger. Par ailleurs, moins on « mange de cholestérol», plus le foie a tendance à en synthétiser. Autant dire que s’il convient de faire attention à ce que l’on met dans son assiette, tout ne se joue pas là, loin de là.

C’est enfin fermer les yeux sur le rôle de l’hérédité, de l’âge, du manque d’exercice, du tabagisme, du stress.

Alors ? Il est bien sûr recommandé aux sujets à risque cardio-vasculaire de choisir des produits laitiers allégés en matière grasse. Mais cette précaution n’est qu’un élément parmi tant d’autres, et sûrement pas le plus important dans une bonne politique de prévention. Enfin, attention à ne pas provoquer de carence en calcium a force de se focaliser sur le très médiatique taux de cholestérol. C’est en tout cas le message du Programme National Nutrition Santé qui met en garde contre les pratiques alimentaires sans produits laitiers favorisant l’ostéoporose.