L’innovation dans les pratiques de consommation ne relève pas que du packaging, de la recherche sur les textures ou sur les goûts. Certains peuvent même innover dans la manière de distribuer les produits.
Ainsi, comme le rapporte une jeune française expatriée, la Corée vient d’inventer le sac à yaourt. C’est un peu comme dans une halle aux chaussures, ou lors de soldes dans les grands magasins : chaque client peut créer l’assortiment qui lui plaît.
C’est l’histoire d’une pêche, poire, citron, ananas, kiwi qui se déshabille à l’écran pour dévoiler un autre fruit par un effet spécial de morphing. Basé sur un scénario frais et sexy qui finit bien (puisque naissance d’un pot de yaourt Yoplait aux fruits), voici un spot drôle, bien fait et vitaminé. Bravo à nos collègues américains!
L’innovation a toujours été l’un des principaux facteurs de réussite du modèle Yoplait. PME moyenne ouverte à l’international, Yoplait ne pouvait, cependant, prétendre rivaliser avec des multinationales dotées de moyens plus puissants. C’est pourquoi, une fois encore, nous avons fait appel à notre intelligence et notre sens de l’organisation, pour mettre en place l’une des structures de R&D les plus efficientes de notre secteur.
J’anime depuis quelques années la direction Recherche & Développement du groupe qui est située à Vienne en Isère, à proximité de notre usine de production. Mon rôle, essentiel pour le bon fonctionnement du groupe, couvre de nombreux domaines, depuis le maintien des produits actuels à un niveau d’exigence et de qualité maximal, la mise au point de nouveaux produits qui répondent aux attentes des consommateurs, l’optimisation des procédés industriels ou le support du réseau de franchisés.
On reconnaît tout le talent d’un humoriste dans sa capacité à formuler, en quelques phrases simples ou en quelques tirades, les tendances et les excès de son époque, de ses contemporains. A cette aune là, Anne Roumanoff est dotée d’un talent incontestable.
Prenez, par exemple, ce fameux sketch où elle interprète une caissière de supermarché. « Le rayon yaourt il fait plusieurs dizaines de milliers de kilomètres », nous dit-elle. C’est vrai que le consommateur peut parfois rester perplexe face à la multiplication des marques, des gammes des différentes formes de ce produit dont son inventeur, Isaac Carasso, ne pensait peut-être pas qu’il connaîtrait une aussi grande variété. C’est sans doute grâce à notre sacré goût pour l’innovation !
La géographie est l’un des facteurs essentiels de l’économie des produits laitiers : c’est un fait dont les industriels de la filière lait sont conscients, mais auquel le grand public n’attache guère d’importance, et dont la presse relate que trop rarement l’importance. Matière première qui ne peut être stockée que sur de courtes durées, le lait frais doit être acheminé rapidement des centres de production vers les lieux où l’on opère sa transformation sous différentes formes : beurre, fromage, yaourt … Cette contrainte importante a plusieurs impacts, sur la répartition des sites des principales entreprises laitières, qui doivent nécessairement rester à proximité des zones d’élevage.
Un géographe s’est penché sur l’incidence des facteurs géographiques sur l’économie des produits laitiers. Eugène Calvez, dans son livre « Une approche géographique de l’économie laitière en France et dans le monde », fournit un éclairage inédit sur l’évolution de ce secteur industriel, ne négligeant aucun des aspects culturels, sociologiques ou macro-économiques qui ont radicalement transformé l’économie laitière au cours du XXe siècle.