Carburer au lait ? Pourquoi pas !
Par Stephane Dalyac , le Lundi 5 janvier 2009
Hausse du prix du pétrole oblige durant l’été 2008, de l’Alsace à la Pennsylvanie, des gisements de pétrole jusque là jugés non rentables font l’objet de nouvelle exploitation. C’est une solution à la crise de l’énergie qui ressurgit de façon régulière. Une autre solution serait de confier aux vaches le soin d’alimenter nos automobiles. Des voitures carburant au petit lait ? Pourquoi pas. En mars 2007, le groupe laitier allemand Theo Muller a investi 20 millions d’euros afin de mettre au point un procédé permettant la production d’éthanol à partir du petit-lait issu de la fabrication du fromage, destiné à être la base d’une nouvelle forme de bio-carburant. Même annonce, à peu près au même moment de la part de l’entreprise californienne Earthanol, qui levait des fonds pour développer des projets de fabrication d’éthanol à base des rejets de l’industrie laitière et de matières ligno-cellulosiques (fibres). Une façon à priori fort intelligente de valoriser ce « déchet » de l’industrie fromagère.

Sur des rythmes techno, ils ont été des milliers à s’étonner et savourer la nouvelle expérience Dizzy lors de la technoparade. Et hop, sitôt offertes sitôt bues, les bouteilles d’aluminium 100% recyclable ont été immédiatement triées et ramassées de façon remarquablement efficace par une escouade de bénévoles d’Eco-emballages et grâce au soutien du service propreté de la ville de Paris, qui ont su faire en sorte que ne subsiste, dans les minutes qui suivirent les dégustations, qu’un souvenir pétillant dans la bouche. Et rien par terre. Une action en phase avec les promesses et la volonté des organisateurs de la technoparade, qui ont fait de la propreté et d’une attitude eco-responsable le cœur de leur message. A l’heure qu’il est les bouteilles sont déjà probablement recyclées et reparties pour une autre vie. Bravo !
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