Comment une PME provinciale devient le numéro 2 mondial des produits laitiers frais (2ème partie : la culture internationale)
Après vous avoir parlé du modèle de l’Internet, je voudrais poursuivre cette série par un article sur une particularité de Yoplait dont je suis relativement fier : notre capacité à agir et à communiquer de manière internationale.
Sans doute allez-vous me traiter de présomptueux. Il existe déjà de nombreuses entreprises françaises, de tailles variées, dont la réussite internationale n’est plus à prouver, elles ont toutes réussi de spectaculaires ouvertures au-delà de nos frontières. Certes. Mais souvent, cela se traduit par une certaine centralisation hexagonale pour ne pas dire franco-française, dans laquelle la norme, le modèle de référence, reste la maison mère, le siège. Il faut souvent parler français, dans ces entreprises-là, pour tenir les rênes d’une filiale.
Notre taille, somme toute assez menue, ne nous permet pas de nous livrer à cette sorte de jeu. Notre développement à l’étranger qui repose sur notre réseau de franchisés, suppose une connaissance, une compréhension des cultures de nos différents partenaires. Si nos producteurs de lait sont français, nos partenaires sont européens, asiatiques, américains ou africains.
Il vous faudrait venir au siège de Yoplait, un jour de réunion avec nos franchisés, pour comprendre à quel point cette « culture internationale » est intimement liée à la réussite du modèle de franchises Yoplait. Ce ne sont pas nos franchisés qui doivent apprendre le français pour travailler avec Yoplait. Mais c’est bien nous, qui nous mettons au même niveau, linguistiquement parlant, pour faire en sorte que cette relation soit celle de partenaires, et non d’inféodés. Là est aussi la différence.
Tags: Amérique, Asie, culture, entreprise, Europe, français, France, franchise, franchisés, groupe, international, Internet, lait, partenaires, PME, produits laitiers frais, provinciale, référence, Yop, yoplait

14 septembre 2009 à 12:39
Bravo. Auriez-vous des chiffres publics en termes de croissance, de nombre de lieu d’implantation ? Cela afin de se faire une meilleure idée.
Diriez-vous que c’est vraiment l’autonomie des cellules locales qui permet cette expansion ? Y a-t-il des critères spécifiques sur lesquels vous les sélectionnez ?
Peut-on dire que Yoplait est une entreprise « Starfish » plutôt que « Spider » ? (cf http://www.starfishandspider.com/)
21 septembre 2009 à 14:29
Bravo la petite fleur. Quelle est votre conseil pour sortir de la crise actuelle des prix du lait? merci.
24 septembre 2009 à 11:11
Bonjour,
Nous avons déjà abordé ce sujet en juin dernier, dans ce billet-ci:
http://www.bravolapetitefleur.com/2009/06/02/perrette-et-le-cout-du-lait/
Il n’y a pas de recette miracle, mais il faut bien comprendre que le coût
du lait intervient autant que son prix dans l’élaboration du prix du
produit final.
24 septembre 2009 à 13:28
merci pour cette réaction qui ne répond que partiellement à la question. Pourquoi les sous-produits transformés doivent-ils être vendus moins chers que le prix du lait acheté? Et surtout, pourquoi les litres de lait achetés auprès des fermes pour un an serait vendus en dessous des couts de production des fermiers? Le fermier n’est pas obligé d’accepter l’idée que les cours du lait pourraient s’effondrer dans les 12 mois à venir et donc d’accepter de vendre à perte avant de voir! C’est aussi la grande question: si le lait importé est vendu moins cher aux transformateurs et aux distributeurs que les prix de revient du lait en France. Ce lait importé pourrait-il subir une taxe carbone et sociale dans la mesure où il n’est pas produit à l’étranger dans les mêmes conditions de respect de l’environnement et des protections sociales appliqués dans notre pays?