Comment une PME provinciale est devenue numéro 2 mondial des produits laitiers frais (1ère partie : le modèle internet)
Depuis le lancement de ce blog en mai 2008, j’ai abordé librement avec vous de nombreux thèmes. Mais je ne vous ai que rarement parlé de l’entreprise Yoplait, de son fonctionnement, de son organisation, de ses valeurs et de ses réussites. Certains lecteurs m’ont demandé d’aborder ce sujet, aussi ai-je décidé de démarrer une série d’articles sur ce qui, pour moi, constitue la fierté de tous les salariés de Yoplait : comment une entreprise comme la nôtre, une PME provinciale attachée aux valeurs du terroir, est parvenue au 2e rang mondial des fabricants de produits laitiers frais grâce à une marque dont le nom est prononcé tous les jours dans plus de 70 marchés dans le monde.
La réussite de Yoplait, c’est avant tout celle d’un modèle original de production et de distribution, finalement très proche de celui de l’internet. Ce modèle s’appuie en effet pour se déployer sur des réseaux interconnectés – ce qui est la définition première de l’internet. Dans cette structure sans frontière, chaque réseau a ses propres contraintes, ses propres lois, son propre mode de fonctionnement et surtout, son propre marché. Mais un réseau unique – un meta-réseau en quelque sorte – permet à tous ces réseaux de se rejoindre et de fonctionner ensemble dans le respect de valeurs et objectifs communs.
Ce mode de fonctionnement internet est aussi celui de Yoplait. Car plutôt que de créer un grand groupe multinational, aux multiples implantations à l’étranger, comme il est coutume dans notre secteur, nous avons préféré conserver l’esprit et la taille d’une « grosse PME » de moins de 1500 employés. Petits dans notre structure nous avons pu grâce à ce modèle en réseau nous mondialiser de façon harmonieuse en nous connectant à de nombreux acteurs qui sont autant de relais de croissance représentant la marque Yoplait dans de très nombreux pays.
Quels sont ces relais ? Nous avons très peu de filiales à l’étranger. Une en République Tchèque, une au Royaume-Uni, une en Suède, une en Slovaquie et une en Belgique. Ailleurs, c’est grâce au dynamisme de nos franchisés que l’on consomme des yaourts Yoplait en aux Etats-Unis, Corée, en Israël, en Australie, au Mexique, et dans plusieurs dizaines d’autres pays. Ces acteurs locaux indépendants comme General Mills, Binggrae, Tnuva, National Food, Sigma Alimentos produisent et distribuent localement des produits adaptés aux papilles locales et fabriqués dans le respect de nos règles, en s’appuyant sur notre savoir-faire et notre capital innovation. C’est en partageant nos expériences – les bonnes comme les mauvaises – que nous sommes parvenus à progresser ensemble avec l’ensemble de nos franchisés, pour atteindre ce rang incroyable pour une « PME provinciale » sur un tel secteur.
L’union fait la force aurait, finalement, très bien pu être notre slogan. Un « Commonwealth » de nations plutôt qu’un Empire.
Tags: entreprise, groupe, Internet, lait, modèle Yoplait, multinational, PME, produits laitiers frais, réseau, yaourt, Yop, yoplait

23 février 2010 à 09:27
[...] a toujours été l’un des principaux facteurs de réussite du modèle Yoplait. PME moyenne ouverte à l’international, Yoplait ne pouvait, cependant, prétendre rivaliser avec des multinationales dotées de moyens [...]
15 avril 2010 à 16:26
j’ai lu votre article et c’est formidable de parler de yoplait
je suis tunisien et la marque yoplait a disparu du marche maintenant c’est danone qui domine le marche du frais je me demande pourquoi ne pas s’installer en tunisie
MERCI
20 avril 2010 à 19:25
Bonjour,
nous avons en effet l’intention de retourner en Tunisie bientôt.
Merci pour votre commentaire et à bientôt pour d’autres actualités