Quand la vache prend de l’altitude…
Dans le document « Agir pour l’Agriculture Durable » publié par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche à l’occasion du Salon de l’Agriculture, hommage est rendu aux vaches laitières de nos montagnes. Pour le ministère, il est en effet essentiel de maintenir une activité agricole économiquement viable sur l’ensemble du territoire, y compris en montagne, et de se mobiliser pour un soutien accru aux systèmes d’élevage herbager.
Pourquoi ? Parce qu’élever une vache en montagne est difficile pour l’exploitant, pénible, demande beaucoup de compétence et rapporte peu. Mais que c’est souvent la seule activité possible en altitude, une activité qui participe activement à l’entretien de nos paysages et à la préservation de la biodiversité locale.
Des vaches laitières nourries par un élevage herbager extensif, avec peu voire pas de produits chimiques, ce n’est pas seulement un fromage de haute qualité nutritionnelle et gustative, c’est aussi la seule solution pour que nos montagnes ne soient pas envahies par de nouveaux bois et forêts, et que les doux pâturages de nos enfances perdurent. Pour le plus grand bénéfice du tourisme ! Sans compter que les dits pâturages participent à la préservation de la qualité des eaux et des sols, et stockent du carbone qui compense en grande partie les émissions de méthanes des bovins.
La valeur de nos vaches est donc à estimer bien au-delà de leurs simples productions laitières. Ce qui est d’ailleurs reconnu en haut lieu puisque des mesures de soutien à l’élevage extensif ont été mises en place dès 1992 par la politique agricole commune pour maintenir les surfaces de prairies, en déclin depuis 50 ans.
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