Quand progrès rime avec ignorance
Nos ancêtres étaient peut-être moins savants, ils n’en étaient pas moins sages. Si moins de 15% de nos compatriotes vivent actuellement en zone rurale, il n’est pas nécessaire de remonter bien loin dans le temps, tout au plus quatre ou cinq générations, pour revenir à une situation où près de la moitié des français vivaient dans les campagnes.
Le rapport à la nature était alors bien différent de ce qu’il est aujourd’hui. Bien sûr, on ne parlait pas d’écologie, ni de végétarisme, ni même d’agriculture biologique. Les bonnes pratiques culinaires, basées sur une alimentation équilibrée, étaient issues d’une fine connaissance des pratiques agricoles. Nul ne se serait alors posé de questions sur la qualité d’un verre de lait frais, d’un fromage coulant ou d’un yaourt onctueux.
Industrialisation et exode rural sont passés par là. Certes, cette évolution fut nécessaire, ne serait-ce que pour permettre à notre économie de se développer et à notre nation de tenir son rang. Mais dans ce processus qui s’est étalé sur moins d’un siècle, bien des connaissances ont été perdues, bien des repères essentiels ont été égarés.
Nos anciennes croyances religieuses, nos pratiques alimentaires, ont cédé le pas, de nos jours, à toutes formes de croyances proches des fondamentalismes les plus absolus. Et le bon sens d’autrefois n’a que bien peu à voir avec les thèses farfelues, mêlées d’amalgame scientifique, qui veulent nous faire croire dans les méfaits du lait et des produits laitiers.
Science sans conscience n’est que ruine de l’âme, disait autrefois Rabelais. Son propos ne saurait être plus d’actualité.
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