Développement durable ou développement rural?

 

 

Il y a un peu plus d’un an, s’est tenu le Grenelle de l’Environnement, un événement dont les conclusions porteront, j’en suis sûr, au-delà du mandat de l’actuel président de la république. Structuré autour de six groupes de travail pour couvrir des thèmes allant du changement climatique à la biodiversité, ce Grenelle nous concerne plus particulièrement sur les modes de production et de consommation durable. 

On parle beaucoup de Développement Durable, ces temps-ci. On en parle d’autant plus qu’il s’agit à la fois de moderniser notre économie, et de préserver ces spécificités qui font le charme de notre pays. 

Moderniser nos villages, étendre le réseau d’autoroutes de l’information jusqu’à nos communes, c’est un choix stratégique, dont dépend le développement de notre pays. Mais il ne faudrait pas que, arbitrage budgétaire aidant, ce développement se fasse au détriment de notre ruralité.

J’aime citer en exemple la Suisse, notre fier voisin, dont l’industrie laitière constitue l’un des plus formidables atouts. Une balance commerciale excédentaire, une population immigrée importante et parfaitement intégrée, un salaire médian double de celui de la France … et un prix du litre du lait deux fois plus élevé, oui, tout cela est possible, quand on respecte à la fois l’environnement et la ruralité.

L’identité rurale française ne peut être sacrifiée sur l’autel du Développement Durable. Nos hommes et femmes politiques, j’en suis certain, sauront en tenir compte dans l’élaboration des réformes en cours et à venir.

 

 

 

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